Les licornes, c’est ça le rêve américain

Les licornes, c’est ça le rêve américain

Les licornes, c’est ça le rêve américain

Jeune fille vierge et licorne, détail d’une fresque attribuée à Domenico Zampieri, 1604 – 1605, palais Farnèse à Rome

La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Son origine, controversée, résulte de multiples influences, en particulier de descriptions d’animaux tels que le rhinocéros et l’antilope, issues de récits d’explorateurs. …

La licorne devient l’animal imaginaire le plus important de l’Occident chrétien depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin de la Renaissance. La croyance en son existence est omniprésente, grâce au commerce de sa « corne » et à sa présence dans certaines traductions de la Bible. … Wikipédia

Aileen Lee est une spécialiste américaine du capital-risque qui réalise en 2013 une étude, démontrant que moins de 0,1 % des entreprises dans lesquelles investissaient les fonds de capital-risque atteignaient des valorisations supérieures à 1 milliard de dollars.

Afin de réserver la meilleure publicité à son analyse, elle cherche un terme vendeur pour qualifier ces investissements rares. Elle trouve alors le mot « licorne » parfait, car il renvoie à quelque chose de rare, relié au rêve et à l’heroic fantasy, une culture compatible avec celle des geeks. Depuis, le terme est repris pour qualifier ces startups qui atteignent une valorisation d’au moins un milliard de dollars et qui basent leur modèle économique sur une croissance rapide financée par des fonds extérieurs avant de se focaliser sur sa rentabilité et ses revenus. (Wikipédia)

Comment expliquer les écarts de développement, pour des entreprises qui ont pourtant démarré en même temps ? Nos ingénieurs sont réputés pour avoir d’excellentes formations. Certains sont d’ailleurs dans les directions des autres licornes étrangères ! Enfin, qui peut expliquer pourquoi les brillants ingénieurs étrangers ont préféré la Californie à notre si beau pays !

Il faudrait que la France se regarde le nombril. Nombre de règles qu’elle impose sont des freins à tout développement. 

Au sujet des règles imposées, il est (presque) surprenant que Trump cherche à imposer aux licornes de la Silicon Valley des embauches non favorables aux ingénieurs étrangers. Embaucher que des ingénieurs américains moins compétents ! Quel programme politique de développement !!!

La situation française est révélatrice de la vision “entreprises vaches à lait” de la majorité de nos hommes politiques. Et c’est ainsi que l’on rejettera ensuite les entreprises étrangères qui prennent les meilleures parts de notre marché. 

Qu’on le veuille ou non, notre humanité est dans un marché mondial. Les favorisés prennent et développent leur part du gâteau. Les défavorisés veulent changer de camp dans l’espoir d’en profiter. Quoi de plus normal, logique …

L’évasion fiscale est un sport mondial

L’évasion fiscale est un sport mondial

L’évasion fiscale est un sport mondial

L’évasion fiscale est techniquement définie comme l’ensemble des comportements du contribuable qui visent à réduire le montant des prélèvements dont il doit normalement s’acquitter.

L’évasion fiscale se pratique naturellement, par tout un chacun … L’achat en liquide, er sans facture de taxes, la vente dans les mêmes conditions, le transfert d’argent sans respect des règles légales (notamment en famille), etc… 

Mais tout ceci est insignifiant si on compare avec la mise en place des “combines” que pratiquent les grandes entreprises. C’est alors de l’optimisation ! Filiales dans les paradis fiscaux, facturations depuis le pays où les taxes sont les plus faibles, frais facturés entre sociétés d’un même groupe, implantées dans les pays favorables … Quand il s’agit des entreprises, les montants “économisés” aboutissent dans les paradis fiscaux.

Les dernières études sur l’évasion fiscale mondiale montrent qu’elle permettrait de payer 34 millions d’infirmières et infirmiers !

Ce tableau classe les pays sur le montant absolu de leur “manque à gagner”. Attention, il s’agit de montants annuels !!!

Les chiffres des montants sont en milliards de dollars.

Les habitants sont en millions. EF/hab. : le montant de l’évasion fiscale par habitant.

Santé : c’est le montant des dépenses de santé du pays, en milliards d’euros. Sant./hab. : le montant (en euros) du coût de la santé par habitant.

%EF/H. : part de l’évasion fiscale par rapport à la santé par habitant

Voici le même tableau, classé sur le montant d’évasion fiscale par habitant.

En tête, les pays de l’UE qui ont eu comme stratégie l’accueil, très favorable, des grandes multinationales, et également des sociétés de plus petite taille.

Le Luxembourg favorise les entreprises par la facilité totale pour la création, puis la souplesse bancaire …

L’Irlande est la terre d’accueil des sièges sociaux des géants américains. Le principe est d’y établir les factures des clients de l’UE.

Dans le bas du tableau, la Colombie illustre les problèmes du sans facture, à l’échelon mondial.

Pour la France, il manque un peu plus de 20 milliards, soit près de 300 euros par habitant. C’est considérable, mais moindre que pour nos amis …

Pour le Luxembourg et l’Irlande, l’évasion fiscale est un des éléments du P.I.B., au même titre que le tourisme pour la France. Elle contribue à l’élévation du niveau de vie, une moindre pression fiscale pour la population, l’embauche de salariés de haut niveau, etc … Indispensable(!) pour l’économie du pays.

Pour les Pays-Bas, les chiffres révèlent des pratiques, toujours non condamnées (voir ci-dessous).

Pour la France, la récupération de l’évasion permettrait de résoudre la majorité des problèmes de santé !

La liste noire des paradis fiscaux, liste de la Commission européenne :
– Fidji (Océanie)
– Guam (Océanie, territoire des Etats-Unis)
– Îles Caïmans (Caraïbes, territoire du Royaume-Uni)
– Îles Vierges américaines (Caraïbes, territoire des Etats-Unis)
– Oman (péninsule arabique)
– Palaos (Océanie)
– Panama (Amérique centrale)
– Samoa (Océanie)
– Samoa américaines (Océanie, territoire des Etats-Unis)
– Seychelles (océan indien)
– Trinité-et-Tobago (Caraïbes)
– Vanuatu (Océanie)

La liste grise des paradis fiscaux, liste de la Commission européenne :
– Anguilla
– Australie
– Bosnie-Herzégovine
– Botswana
– Eswatini
– Jordanie
– Maldives
– Maroc
– Mongolie
– Namibie
– Sainte-Lucie
– Thaïlande
– Turquie

Pourquoi les membres de l’UE n’y figurent pas ?

Le fait qu’aucun Etat membre de l’UE ne figure dans ces listes n’a pas manqué d’être remarqué. Selon de nombreuses organisations, à l’instar d’Oxfam, plusieurs pays européens – l’Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas – devraient s’y trouver. Ces Etats ont en effet été à de nombreuses reprises cités dans les LuxLeaks, Panama Papers et Paradise Papers pour leurs pratiques fiscales agressives et anticoncurrentielles.

Les ministres européens, qui devaient se prononcer à l’unanimité, ne les ont toutefois pas ajoutés à leurs listes, arguant que celles-ci étaient des outils destinés à faire face aux menaces externes, et que les Etats membres respectaient les trois critères choisis.

Par ailleurs, plusieurs pays européens étroitement associés à l’UE, comme Monaco, Andorre ou le Liechtenstein, ne font pas non plus partie des listes noire et grise… De manière générale, pour de nombreux observateurs, celles-ci sont trop limitées.

(texte de “touteleurope.eu”)

Quelques vérités sur notre (meilleur) système de santé …

Quelques vérités sur notre (meilleur) système de santé …

Quelques vérités sur notre (meilleur) système de santé …

Nous sommes donc dans le milieu de tableau, quelque soit le type d’analyse.  

Il faut trouver les explications en dehors des chiffres. C’est dans la gestion des moyens, financiers et humains, qu’il faut rechercher. Nous dépensons suffisamment, mais le résultat actuel montre que la bonne performance n’est pas au rendez-vous.

Attention, on ne change pas le moteur du camion pendant que l’on va éteindre l’incendie !

Chaque jour apporte son nouveau lot de statistiques, … et de commentaires.

Chaque politique a son explication (a posteriori) sur ce qu’il fallait faire. Quand on lui rappelle son commentaire d’avant la seconde vague, il explique que si on avait fait comme il disait, la situation serait différente. Evidemment, nous aurions dû faire comme tel ou tel pays. Voici quelques chiffres qui illustrent les dépenses de santé selon les pays.

L’affirmation française, partagée, est que nous avons le meilleur système de santé. Malheureusement, la pandémie actuelle bouscule notre éternelle suffisance.

L’imagination débordante de Bercy

L’imagination débordante de Bercy

L’imagination débordante de Bercy

Quand les taxes injustes font se lever les peuples ... (La prise de la Bastille par le peuple constitue un moment symboliquement puissant)

Jusqu’en 2013 le Rapport sur les prélèvements obligatoires et leur évolution comportait une liste de plus de 150 contributions, dont des « Droits divers », « Autres taxes », « Autres droits », etc. recouvrant un nombre indéterminé d’impôts et taxes.

En 2013, le ministère des Finances recense 180 impôts, sans compter certaines petites taxes affectées à des agences publiques.

Se focalisant sur les taxes à faible rendement (seuil arbitraire fixé à 150 millions d’euros), l’Inspection générale des finances dans un rapport de 2014 en recense 192.

En 2015, selon la fondation libérale IFRAP, la France compte 360 taxes et impôts ; pour la même année, le président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale Gilles Carrez (Les Républicains) estime ce nombre à un millier.

L’impôt constitue un des prélèvements obligatoires effectué par voie d’autorité par la puissance publique (l’État et les collectivités territoriales) sur les ressources des personnes vivant sur son territoire ou y possédant des intérêts. Sans contrepartie directe pour le contribuable, ce prélèvement est destiné à être affecté par l’intermédiaire des budgets publics aux services d’utilité générale. Dans les États démocratiques, le pouvoir de fixer, de lever et d’affecter l’impôt est de la compétence exclusive du pouvoir législatif. Trois paramètres essentiels permettent de caractériser un impôt : l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement. Une taxe est théoriquement « la contrepartie monétaire d’un service rendu par une personne publique ». Toutefois, le terme est souvent utilisé de façon générique comme un synonyme de impôt pour désigner n’importe quel prélèvement obligatoire. Le fisc lui-même a nommé taxe certains prélèvements qui n’en sont pas, et donné d’autres noms à des prélèvements qui en sont.

L’Etat français est toujours à court d’argent. Il faut donc de l’imagination pour créer un nouvel impôt, ou une nouvelle taxe, qui d’une part répond à ses besoins, d’autre part sera parée d’une justification “morale”, car il faut bien corriger les inégalités, le manque d’équité, la nécessité de suppléer, corriger, améliorer, etc… Les grands fonctionnaires des finances françaises sont des créateurs que les start-up californiennes nous envient !

Le droit français est sans limites, malheureusement !

Le droit français est sans limites, malheureusement !

Le droit français est sans limites, malheureusement !

Je viens de retrouver cette image, pleine de bon sens.

Et … mes recherches, pour voir l’évolution, arrivent sur un texte de 2008 : ” la France a dépassé les 10 500 lois et 127 000 décrets”. Mais depuis 2008, personne n’a fait le compte !!!

Sur Wikipédia : L’inflation législative est également représentée par un allongement des textes de loi, qui dépassent désormais souvent les 100 pages. 

Cette inflation se manifeste dans la longueur moyenne du Journal officiel : celle-ci est ainsi passée de 15 000 pages par an dans les années 1980 à 23 000 pages annuelles ces dernières années, tandis que le Recueil des lois de l’Assemblée nationale passait de 433 pages en 1973 à 2 400 pages en 2003 et 3 721 pages en 2004.

Première question : combien d’années faut-il à un magistrat, ou un avocat, pour lire la totalité des textes ?

Deuxième question ; combien de textes complémentaires y-a-t-il ? Sans oublier ceux des collectivités  territoriales … !

Remarque : en France nous réglons chaque problème, à la virgule près, jamais l’esprit de la bonne règle. C’est la conception de notre droit. Donc nous n’en finirons jamais de l’inflation, et des problèmes consécutifs.

Le rire est le propre de l’homme

Le rire est le propre de l’homme

Le rire est le propre de l’homme

Docteur en philosophie, Pascale Seys est professeur de philosophie générale, d’esthétique et de Théorie des médias au Conservatoire Royal de Bruxelles, à l’école des arts visuels saint-Luc (ESA) à Bruxelles et à la Faculté d’architecture (LOCI) de l’UCL.

Notre manière de rire, selon Dostoïevski, révèle qui nous sommes. …

Et vous ? Prenez le temps de réfléchir à votre rire, à vos derniers rires ! Et à vos prochains …

Pour compléter …

Revue de presse avant …

Revue de presse depuis …