En France, les polémiques se chassent l’une l’autre

En France, les polémiques se chassent l’une l’autre

En France, les polémiques se chassent l’une l’autre

Rappel (de Wikipédia) : 

La France a une culture relativement longue du débat public : pendant la Révolution française, des débats eurent lieu à partir de 1789 à l’Assemblée nationale. Ils furent diffusés dans la population par l’intermédiaire du Journal des débats.

Le terme de polémique (du grec πολεμικός, polêmikôs « qui concerne la guerre ») désigne une discussion, un débat, une controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets. 

Le rythme des polémiques est fonction de la capacité des grands médias a leur accordé le temps suffisant pour prendre la Une. Encore que parfois, c’est la cacophonie dans les réseaux sociaux qui imposent cette Une. De toutes façons, la Une des grands médias est limitée. Il faut se battre pour y figurer, et durer un minimum de 36 heures, car 48h. nécessite un niveau exceptionnel !

La revue de presse ci-dessous (moins d’une semaine) illustre la lutte pour la Une : une polémique (deux camps opposés) et au maximum trois polémiques en même temps (celle qui occupe le maximum de place, celle qui va disparaître et celle qui arrive pour occuper la place). Quelle bagarre de communications !!!

Les français sont naturellement des experts. Ils donnent leur avis sur tout, et surtout leur avis. Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, ils ont enfin le loisir de s’exprimer à qui mieux mieux. De la remarque, on est passé à l’invective, puis à l’insulte tueuse.

Les politiques ont bien compris qu’ils pouvaient récupérer ces guerres d’opinions publiques, en essayant de surfer et d’exister sur les réseaux. Ils se précipitent, sans en mesurer tous les risques. On nous présente alors les forces en présence en nombre de likes et de followers ! Mais qui gagne, ou va gagner ? Pas le débat démocratique façon 1789 …
Et pendant ce temps, le français moyen se détourne, oublie, et conforte son rejet de tous ces excités.

La dictature des grandes surfaces

La dictature des grandes surfaces

La dictature des grandes surfaces

Les premiers grands magasins sont apparus au XIX°, Le Bon Marché, La Samaritaine, etc. magasins non alimentaires. Les premières “grandes surfaces”, magasins tout d’abord alimentaires, sont apparus après la Seconde Guerre mondiale.

En France, Edouard Leclerc débuta son aventure en 1949, à Landerneau. Puis le Mouvement Leclerc s’est développé grâce à ses adhérents, propriétaires de leur magasin, sur la base d’un “programme” : la défense du consommateur et de son pouvoir d’achat. Les “Leclerc” sont le premier distributeur alimentaire en France.

Aux Etats-Unis, Walmart s’est créé en 1962. Walmart est devenu la plus grande chaîne mondiale de magasins alimentaires, 11000 super et hypermarchés, dans 27 pays, plus de 2,3 millions de salariés, et plus de 500 milliards de dollars.

Carrefour a été créé en 1959. C’est la deuxième chaîne mondiale, avec plus de 1400 hypermarchés.

En France en 2014, les quatre premières centrales d’achat ont atteint 90% du marché. Il s’agit de Intermarché + Groupe Casino, Carrefour + Dia, E.Leclerc, Lidl.

Tous ces magasins s’appuient sur la défense du pouvoir d’achat du consommateur, c’est à dire le prix de vente le plus bas. C’est pour “notre bien” !

Comme pour les Gafam, ces géants se sont accaparés le pouvoir. Leur puissance économique est telle que les fournisseurs sont étranglés, et qu’en parallèle les consommateurs sont devenus captifs.

L’étranglement des fournisseurs va jusqu’à se servir des fournisseurs de l’étranger, occasionnels, pour contraindre les fournisseurs locaux, permanents. Il ne faut pas s’étonner d’autant de délocalisations.

Notre situation de consommateurs captifs  nous oblige à effectuer combien de kilomètres en voiture, à pied dans le magasin, pour bénéficier au mieux de notre pouvoir d’achat. On ne peut même plus choisir son magasin !

Ce modèle économique doit changer. L’hyper concentration a conduit à une dictature, comme pour les Gafam, et nous en payons un prix très fort, nous consommateurs et nos dirigeants.

L’abus de pouvoir, c’est l’anti-démocratie …

L’abus de pouvoir, c’est l’anti-démocratie …

L’abus de pouvoir, c’est l’anti-démocratie …

L’abus de pouvoir, ou abus d’autorité, est une infraction commise par des membres d’une autorité ou d’une administration qui abusent de leur pouvoir, notamment pour se procurer un avantage ou nuire à autrui.
Le détournement de pouvoir est un cas d’abus de pouvoir, lorsqu’une autorité publique utilise ses pouvoirs à des fins autres que celle pour laquelle ces pouvoirs lui ont été confiés.
L’abus de pouvoir est une forme d’abus de droit.

Un exemple qui pourrait changer faire évoluer notre société … Le Code pénal suisse punit l’abus d’autorité : « Les membres d’une autorité et les fonctionnaires qui, dans le dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un avantage illicite, ou dans le dessein de nuire à autrui, auront abusé des pouvoirs de leur charge, seront punis d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire. »

Puisque Voltaire est actuellement dans l’actualité télévisée, quelques éléments à rappeler.
Voltaire a laissé son empreinte dans l’histoire universelle pour ses prises de position dans quatre grandes affaires : Calas, Sirven, La Barre et Lally-Tollendal. Se servant de sa notoriété, il intervint pour défendre des victimes de l’intolérance religieuse et de l’arbitraire. En cela, il précéda les révolutionnaires de 1789 …

Nos vies quotidiennes sont dominées, actuellement, par deux grands problèmes d’abus de pouvoir : la pandémie et les réseaux sociaux. Au nom de la lutte contre la pandémie, les pouvoirs peuvent se permettre beaucoup, pour nous sauver. Et pendant ce temps, le numérique moderne permet tous les excès pour se défendre, et attaquer. Bien évidemment, chacun a ses bonnes raisons, mais la “raison” a quitté, depuis longtemps, les échanges, faute de résultat immédiat.

Une vision globale des énergies

Une vision globale des énergies

Une vision globale des énergies

Si les énergies vous intéressent, et vous questionnent, prenez le temps de découvrir “The Shift Project” et son président, Jean-Marc Jancovici. La meilleure illustration de leurs travaux est de visionner ces deux auditions, celle de l’Assemblée Nationale et celle du Sénat …

The Shift Project est une association loi de 19011 reconnue d’intérêt général créée en janvier 2010 à Paris, à l’initiative d’un groupe d’experts, dont Jean-Marc Jancovici, Geneviève Férone-Creuzet et Michel Lepetit. L’objectif de l’association est de répondre à la double contrainte du carbone : changement climatique et raréfaction des ressources énergétiques fossiles. Pour cela, le « Shift » se propose de jouer un rôle de laboratoire d’idées en interface avec les acteurs économiques, politiques, académiques et associatifs.

Jancovici : Audition Sénat : Energie & Electricité – 20 mars 2012

Jancovici : Audition Assemblée Nationale : Impact des EnR – 16 mai 2019

Après ces explications, je reste pantois. Comment nos hommes politiques sont-ils aussi hermétiques, incapables de se documenter, de réfléchir et de proposer intelligemment, sans dogmatisme.

Mais je laisse le dernier mot à JM Jancovici : “Il y a une responsabilité des politiques, mais aussi de leurs électeurs.” 

La Chine n’est pas exemple, mais pourtant …

La Chine n’est pas exemple, mais pourtant …

La Chine n’est pas exemple, mais pourtant …

Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame sur la place Tian’anmen, à Pékin, la fondation de la république populaire de Chine, qui succède à la république de Chine.

En 1966, Mao lance la Révolution culturelle, qui lui permet de revenir au pouvoir en s’appuyant sur la jeunesse du pays contre les élites du parti en poste alors. La situation est progressivement reprise en main par Zhou Enlai. Peu après la mort de Mao, Deng Xiaoping, considéré comme le leader des réformistes, parvint à se hisser au pouvoir. À la suite de cela, la veuve de Mao, Jiang Qing, et ses associés, la Bande des Quatre, sont arrêtés et jugés et le gouvernement engage des réformes économiques.

En décembre 1978, lors du XIe Comité central du Parti communiste chinois, les dirigeants chinois annoncent qu’ils encourageront les coopérations économiques avec les autres pays et chercheront à obtenir les techniques et équipements les plus avancés du monde. Ce revirement politique marque le début de la politique d’ouverture de la Chine, avec le nouveau concept d’« économie socialiste de marché ». 

Le pays adopte progressivement une économie de marché et s’insère de plus en plus dans le système économique libéral mondial. En 2001, il adhère à l’Organisation mondiale du commerce. Toutefois, le Parti communiste chinois en conserve le contrôle politique exclusif et maintient sa politique ferme vis-à-vis de groupes menaçant son hégémonie. 

Stigmatisant les violations des droits de l’homme, les événements de la place Tian’anmen, le 4 juin 1989, ont entraîné un embargo sur les ventes d’armes à la Chine. L’Union européenne souhaitait en 2005 lever cet embargo. La république populaire de Chine est de plus en plus influente politiquement à travers le monde, en gardant toujours le même régime politique de départ, et devient la première puissance économique en janvier 2015.

Nous sommes très fiers de notre modèle, “Liberté, Egalité, Fraternité”. Notre culture, nos valeurs, notre art de vivre, notre …, notre …, etc ! Mais nos performances économiques pour financer tous nos besoins sont totalement dépassées, et surtout de plus en plus insuffisantes. Nous nous enfonçons dans un socialisme à la française, pendant que les chinois communistes s’enrichissent par leur libéralisme économique. Peu sûr que nous ayons gain de cause.

Covid-19, mais que fait la Sécu ?

Covid-19, mais que fait la Sécu ?

Covid-19, mais que fait la Sécu ?

Mais que fait la Sécu ? … En octobre, elle m’envoie un courrier pour me présenter dans une pharmacie afin de récupérer, avec ce courrier, le vaccin anti-grippe. Ce matin, elle m’envoie un email pour m’informer que j’ai droit à la vaccination anti-Covid-19 compte tenu de mon âge. Comme si on ne regardait pas les infos de la télé ! D’autant que depuis quinze jours on n’arrive pas à obtenir un rendez-vous de vaccination …

La Sécurité Sociale  connait, presque tout, sur nous tous. Du moins l’essentiel : identité, entreprise qui verse nos prestations, caisse de retraite, mutuelle complémentaire, nos problèmes médicaux, etc, etc … J’imagine d’ailleurs qu’ils alimentent le Conseil de Défense en données diverses …!

L’Etat d’Israël, réputé pour son efficacité, notamment dans les situations de guerre (!), est cité pour sa réussite dans la vaccination. Cette réussite s’appuie sur son service de Sécurité Sociale.

Bref, comment se fait-il qu’une telle “administration”, dotée de très grands ordinateurs, recevant chaque mois les informations qui nous concernent, (entreprises, pharmacies, médecins et autres), ne puisse pas être un rouage central dans l’organisation de la vaccination ? Après la guerre des polices, aurions-nous la guerre des organisations de santé ? Y aurait-il des chefs plus chefs que d’autres, d’un côté des hautes autorités qui pensent et de l’autre côté des petites mains du traitement informatique ?

Stupéfiant qu’on ne puisse pas être pragmatique, inventif ! Le télétravail n’était pas possible il y a deux ans, comme d’autres dispositions, et c’est devenu possible, faute de mieux. Alors pourquoi négliger les moyens de la Sécu !