En France, les polémiques se chassent l’une l’autre

25, Fév 2021 | Réflexions

Rappel (de Wikipédia) : 

La France a une culture relativement longue du débat public : pendant la Révolution française, des débats eurent lieu à partir de 1789 à l’Assemblée nationale. Ils furent diffusés dans la population par l’intermédiaire du Journal des débats.

Le terme de polémique (du grec πολεμικός, polêmikôs « qui concerne la guerre ») désigne une discussion, un débat, une controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets. 

Le rythme des polémiques est fonction de la capacité des grands médias a leur accordé le temps suffisant pour prendre la Une. Encore que parfois, c’est la cacophonie dans les réseaux sociaux qui imposent cette Une. De toutes façons, la Une des grands médias est limitée. Il faut se battre pour y figurer, et durer un minimum de 36 heures, car 48h. nécessite un niveau exceptionnel !

La revue de presse ci-dessous (moins d’une semaine) illustre la lutte pour la Une : une polémique (deux camps opposés) et au maximum trois polémiques en même temps (celle qui occupe le maximum de place, celle qui va disparaître et celle qui arrive pour occuper la place). Quelle bagarre de communications !!!

Les français sont naturellement des experts. Ils donnent leur avis sur tout, et surtout leur avis. Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, ils ont enfin le loisir de s’exprimer à qui mieux mieux. De la remarque, on est passé à l’invective, puis à l’insulte tueuse.

Les politiques ont bien compris qu’ils pouvaient récupérer ces guerres d’opinions publiques, en essayant de surfer et d’exister sur les réseaux. Ils se précipitent, sans en mesurer tous les risques. On nous présente alors les forces en présence en nombre de likes et de followers ! Mais qui gagne, ou va gagner ? Pas le débat démocratique façon 1789 …
Et pendant ce temps, le français moyen se détourne, oublie, et conforte son rejet de tous ces excités.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *