La dictature du tout gratuit

2, Fév 2021 | Réflexions

On se méfie tous des Gafam. Mais parmi elles, deux prédateurs dominent, mondialement, le “tout gratuit”. Google et Facebook ne nous vendent rien et pourtant ils font la loi, du moins ils l’imposent et la dictent au reste du Monde !

Google a été créé par deux étudiants, et l’assistance gratuite de leur université, Stanford.
Facebook a, également, été créé par un étudiant et les ordinateurs de son université, Harvard.
Dans les deux cas, le démarrage gratuit a permis d’atteindre rapidement la confiance d’investisseurs, tant le marché qui se créait, annonçait des lendemains de rêve.

Actuellement 2 à 3 milliards d’invidus utilisent leurs services gratuitement. Mais ils laissent de plus en plus d’informations que les deux géants savent revendre relativement peu cher à des centaines de millions d’entreprises. Le pactole ! Il suffit de consulter la bourse : Google = 800$ milliards de capitalisation et 14 en bénéfice – Facebook 525$ milliards de capitalisation et 22 en bénéfice.

Pour le “public”, le tout gratuit c’est aussi la dictature de la publicité qui nous envahit, rend la lecture pénible, inserts dans l’article, propositions trop attractives, lourdeurs pour l’affichage, …  

En ce moment les deux entreprises sont à nouveau dans l’actualité.
Google est poursuivi par certains pays, car il se se sert gratuitement des articles de la presse pour appâter les lecteurs. Des débuts d’accords (insuffisants) ont été trouvés en Europe, mais l’Australie refuse de céder.
Quant à Facebook, Apple les “empêcherait” de faire comme ils veulent, leur petit business gratuit, alors qu’Apple vend son matériel très cher et a pour politique de privilégier ses clients ! Facebook qui refuse toujours de modérer les publications du public, sauf les images licencieuses (!), développe pour ses clients de publicité un algorythme qui adapterait l’affichage des publicités au profil du lecteur !

Sur le fond, le vrai problème c’est l’importance incommensurable de ces entreprises face aux pays où elles exercent leur commerce, en refusant les règles commerciales locales. Il s’agit bien d’une dictature capitalistique supérieure aux lois étatiques. Mais seuls les Etats-Unis, où se trouvent leurs sièges sociaux, ont le pouvoir de changer les rapports de force. Ils l’avaient réalisé en 1984 pour A.T.T., cette compagnie de téléphonie tentaculaire, qui avait été contrainte à éclater en sept entreprises indépendantes …

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