La laïcité : ce qu’il faut retenir

Oct 28, 2020 | Actualités | 0 commentaires

Liberté, Égalité, Fraternité est la devise de la République française. Elle figure dans l’article 2 de la Constitution française du 4 octobre 1958.

Déjà affirmés dans certains textes antérieurs, tels que la Constitution du Massachusetts (1780), la liberté et l’égalité des hommes sont posées comme principe en France dans l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, déclaration qui est mentionnée dans le préambule de la Constitution de la Cinquième République française (et fait partie du bloc de constitutionnalité) : « Article Premier. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. ». L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) inclut les femmes et ajoute l’obligation de fraternité : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ».

Ces trois mots apparaissent, parmi de nombreuses autres formules, pendant la Révolution française, la première fois dans le Discours sur l’organisation des gardes nationales de Robespierre, imprimé et diffusé mi-décembre 1790, mais jamais prononcé. En 1793, la commune de Paris impose d’inscrire « La République une et indivisible – Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort » sur la façade de l’hôtel de ville, sur tous les édifices publics de la ville et aussi sur des monuments aux morts.

  • Qu’est-ce que la laïcité ?   définition de “gouvernement.fr”

La laïcité garantit la liberté de conscience. De celle-ci découle la liberté de manifester ses croyances ou convictions dans les limites du respect de l’ordre public. La laïcité implique la neutralité de l’Etat et impose l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir. Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

La laïcité implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses. De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers. La République laïque impose ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances.

La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public.

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  • Laïcité    définition de Wikipédia

En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse » et « d’impartialité ou de neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses ». Le mot désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises ».

La laïcité s’oppose à la reconnaissance d’une religion d’État. Toutefois, le principe de séparation entre l’État et les religions peut trouver des applications différentes selon les pays, de la laïcité proprement dite à la simple sécularisation (sécularisme).

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  • Laïcité en France    définition de Wikipédia

En France, la laïcité désigne un ensemble de principes relatifs à la place du fait religieux dans la société.

Sur le plan juridique, elle est un principe constitutionnel qui sépare le pouvoir politique des organisations religieuses. La loi de la République, neutre vis-à-vis du fait religieux, garantit la liberté de culte (tant que les manifestations religieuses respectent l’ordre public), proclame la liberté de conscience et assure le pluralisme des opinions religieuses. Ce principe, constitutif de l’égalité républicaine, est résumé par la formule suivante : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». La laïcité ne consiste pas, de la part des pouvoirs publics, à combattre les religions, mais à empêcher leur influence dans l’exercice du pouvoir politique et administratif. Elle renvoie les idées spirituelles et philosophiques au domaine exclusif de la conscience individuelle et de la liberté d’opinion. Ce principe a modifié en profondeur la société française ; la transformation est toujours à l’œuvre aujourd’hui dans l’adaptation du droit et des institutions nationales aux évolutions de la société française. Toutefois, l’existence dans la législation et dans le débat public d’une distinction entre « laïcité » et « neutralité », de même qu’entre « liberté de conscience » et « liberté d’opinion », démontre que la religion n’est réellement perçue et traitée ni comme un phénomène strictement privé ni comme un simple courant d’opinion parmi d’autres.

Dans un sens davantage politique et philosophique, la laïcité peut également désigner une volonté d’empêcher l’emprise d’une confession sur la société, en assurant, outre la neutralité de l’État, le cantonnement du fait religieux à la sphère privée. Cette conception, qui dépasse le principe constitutionnel de laïcité, a cependant trouvé ponctuellement des traductions en droit depuis la Révolution. Aussi, la notion même de laïcité, telle qu’elle est comprise dans la société française, n’est donc pas dénuée d’ambiguïté. Jusqu’au début du xxe siècle, l’idée de laïcité représentait avant tout, en pratique, la volonté de réduire l’influence de l’Église catholique sur les institutions, cette influence étant identifiée comme une menace majeure pour les valeurs républicaines. Depuis, ces valeurs se sont trouvées confrontées à des doctrines radicales d’origines diverses et non liées au catholicisme traditionnel (idéologies totalitaires, phénomènes sectaires, fondamentalisme religieux), de sorte que la laïcité s’inscrit de nos jours dans une perspective beaucoup plus complexe.

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… et sur en.wikipédia.org … 

Secularism may refer to any worldview or principle which defines the secular at a given context, and prioritizes, justifies or promotes it over the non-secular. “Secularism” has a broad range of meaning. While its definition as the separation of religion from civic affairs and the state is the most common, it may connote anticlericalism, atheism, naturalism, banishment of religious symbols from the public sphere and much more.

As a philosophy, secularism seeks to interpret life on principles taken solely from the material world, without recourse to religion. It shifts the focus from religion towards “temporal” and material concerns.

In political terms, secularism is the principle of the separation of government institutions and persons mandated to represent the state from religious institutions and religious dignitaries. There are distinct traditions of secularism in the West, like the French and Anglo-American models, and beyond, as in India, where the emphasis is more on tolerance for all religions rather than separation. The purposes and arguments in support of secularism vary widely, ranging from assertions that it is a crucial element of modernization, or that religion and traditional values are backward and divisive, to the claim that is the only guarantor of free religious exercise.

(traduction Google)
La laïcité peut faire référence à toute vision du monde ou principe qui définit le séculier dans un contexte donné et le priorise, le justifie ou le promeut par rapport au non-séculier. «Laïcité» a un large éventail de sens. Bien que sa définition comme la séparation de la religion des affaires civiques et de l’État soit la plus courante, elle peut évoquer l’ anticléricalisme , l’ athéisme , le naturalisme , le bannissement des symboles religieux de la sphère publique et bien plus encore.

En tant que philosophie, la laïcité cherche à interpréter la vie sur des principes tirés uniquement du monde matériel, sans recours à la religion. Il déplace l’attention de la religion vers les préoccupations «temporelles» et matérielles.

Sur le plan politique, la laïcité est le principe de la séparation des institutions gouvernementales et les personnes mandaté pour représenter l’Etat d’ institutions religieuses et des dignitaires religieux.  Il existe des traditions distinctes de laïcité en Occident, comme les modèles français et anglo-américains, et au-delà, comme en Inde, où l’accent est davantage mis sur la tolérance pour toutes les religions que sur la séparation. Les objectifs et les arguments en faveur de la laïcité varient considérablement, allant des affirmations selon lesquelles il s’agit d’un élément crucial de la modernisation, ou que la religion et les valeurs traditionnelles sont en retard et divisent, à la prétention qui est le seul garant du libre exercice religieux.

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