Les licornes, c’est ça le rêve américain

Déc 5, 2020 | Réflexions | 3 commentaires

Jeune fille vierge et licorne, détail d’une fresque attribuée à Domenico Zampieri, 1604 – 1605, palais Farnèse à Rome

La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Son origine, controversée, résulte de multiples influences, en particulier de descriptions d’animaux tels que le rhinocéros et l’antilope, issues de récits d’explorateurs. …

La licorne devient l’animal imaginaire le plus important de l’Occident chrétien depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin de la Renaissance. La croyance en son existence est omniprésente, grâce au commerce de sa « corne » et à sa présence dans certaines traductions de la Bible. … Wikipédia

Aileen Lee est une spécialiste américaine du capital-risque qui réalise en 2013 une étude, démontrant que moins de 0,1 % des entreprises dans lesquelles investissaient les fonds de capital-risque atteignaient des valorisations supérieures à 1 milliard de dollars.

Afin de réserver la meilleure publicité à son analyse, elle cherche un terme vendeur pour qualifier ces investissements rares. Elle trouve alors le mot « licorne » parfait, car il renvoie à quelque chose de rare, relié au rêve et à l’heroic fantasy, une culture compatible avec celle des geeks. Depuis, le terme est repris pour qualifier ces startups qui atteignent une valorisation d’au moins un milliard de dollars et qui basent leur modèle économique sur une croissance rapide financée par des fonds extérieurs avant de se focaliser sur sa rentabilité et ses revenus. (Wikipédia)

Comment expliquer les écarts de développement, pour des entreprises qui ont pourtant démarré en même temps ? Nos ingénieurs sont réputés pour avoir d’excellentes formations. Certains sont d’ailleurs dans les directions des autres licornes étrangères ! Enfin, qui peut expliquer pourquoi les brillants ingénieurs étrangers ont préféré la Californie à notre si beau pays !

Il faudrait que la France se regarde le nombril. Nombre de règles qu’elle impose sont des freins à tout développement. 

Au sujet des règles imposées, il est (presque) surprenant que Trump cherche à imposer aux licornes de la Silicon Valley des embauches non favorables aux ingénieurs étrangers. Embaucher que des ingénieurs américains moins compétents ! Quel programme politique de développement !!!

La situation française est révélatrice de la vision “entreprises vaches à lait” de la majorité de nos hommes politiques. Et c’est ainsi que l’on rejettera ensuite les entreprises étrangères qui prennent les meilleures parts de notre marché. 

Qu’on le veuille ou non, notre humanité est dans un marché mondial. Les favorisés prennent et développent leur part du gâteau. Les défavorisés veulent changer de camp dans l’espoir d’en profiter. Quoi de plus normal, logique …

3 Commentaires

  1. Rappelons une époque récente, qui ne connaissait pas encore les licornes …
    En 1975, Bill Gates et Paul Allen créent Microsoft. Ils ne sont pas encore ingénieurs.
    En 1998, Larry Page et Sergey Brin créent Google. Ils ne sont pas encore ingénieurs.
    En 2004, Mark Zukerberg crée Facebook. Il n’est pas encore ingénieur.
    Ces trois entreprises ont démarré sans argent, sans emprunt, sans soutien de l’Etat.
    En 1994, Jeff Bezos crée Amazon, toute petite société internet pour vendre des livres.
    Et je ne cite que les plus emblématiques !

  2. Je vous recommande la réflexion de Gilles Simon, ancien numéro 6 du tennis mondial. Dans son livre « Ce sport qui rend fou », il rappelle « La France compte plus d’un million de licenciés, l’Espagne 100 000 et la Suisse 50 000, nous avons une des fédérations les plus riches du monde et nous n’avons gagné qu’un seul (tournoi du) Grand Chelem chez les hommes depuis la Seconde Guerre mondiale et pas beaucoup plus chez les femmes ».
    Nos élites dirigeantes ont à l’évidence une fâcheuse propension à faire des phrases … (revoir les Tontons flinguers, à propos des marins !).

  3. Airbnb vise une valorisation de 42 Md$ pour sa prochaine introduction au Nasdaq …

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