Nous aussi, on a des brindezingues

28, Jan 2021 | Réflexions

Brindezingue : familièrement, ivre ou un peu fou, branque (Encyclopaedia Universalis)

Chaque mouvement populiste a ses “révolutionnaires”, prêts à en découdre avec la Société. C’est ainsi que le mouvement récupère tous les extrémistes, de tous bords. L’Histoire regorge  de brindezingues qui ont entrainé leur pays au delà des idéaux des réformistes plus raisonnables.

L’assaut du “Capitole” nous a fait réagir sur les excès américains, car nous pensions que cette démocratie pouvait être une belle référence. Pourtant, nous avons eu quelques brindezingues remarquables.

Dans la revue de presse (ci-dessous) et l’article de Wikipédia (ci-contre), le rappel de l’union des extrémistes pendant les manifestations des “gilets jaunes”. Extrémistes de droite et de gauche, au milieu de braves gens, pas dépourvus de bon sens, peu enclins à la violence !

N’oublions pas les mêmes regroupements avec les “zadistes”. Les petits propriétaires sont soutenus par les anti-capitalistes et les anti-systèmes, dans tous les deux cas des squatteurs.

Mais ces dérives démocratiques ne sont pas qu’américaines ou françaises. Rappelons l’histoire de Mao Zedong, voir sur Wikipédia (ci-contre). Il imposa à la population le collectivisme communiste et la dictature du parti unique, en suivant de très près le modèle soviétique dans un premier temps. Il sera à l’origine du lancement de la « réforme agraire chinoise », de la « campagne pour réprimer les contre-révolutionnaires », de la « campagnes des trois anti et des cinq anti », du « mouvement Sufan » et de la « campagne anti-droitiste ». Ces campagnes ont provoqué la mort de millions de Chinois. Au nom de la définition d’une « voie chinoise vers le socialisme », il se démarque ensuite progressivement de l’URSS et sera l’inspirateur direct du Grand Bond en avant, responsable de famines de masse et de la mort d’environ 45 millions de personnes.

Quant à Pol Pot, voici ses “exploits” : après avoir dirigé la guérilla khmère rouge pendant la guerre civile, il fut, à partir de 1975, le principal chef du régime communiste cambodgien, un État communiste appelé Kampuchéa, d’abord en tant que dirigeant de facto, puis officiellement en tant que Premier ministre de 1976 à 1979. Le nombre de victimes des politiques de son gouvernement serait d’environ 1,7 million de morts, soit plus de 20 % de la population de l’époque. Il a fait massacrer  (décapiter) tous les “intellectuels”, dont mon camarade de promotion, Serphy Son, étudiant à Strasbourg dans les années 60.

Enfin, difficile de ne pas citer Hitler qui débuta sa funeste carrière par le recrutement de bridezingues fous furieux.

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