AS Béziers, un juge plein de bon sens

AS Béziers, un juge plein de bon sens

AS Béziers, un juge plein de bon sens

Une ancienne employée ce la mairie de Béziers avait eu connaissance de la vacance des titres de propriété de la marque et du logo du club de rugby, connaissance du fait d son poste à la mairie. Elle avait alors profité de cette vacance pour récupérer tous les droits, à son seul profit.

Le club, dont la mairie est l’actionnaire majoritaire, avait porté plainte.

Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes

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    Méfiez-vous des évidences

    Méfiez-vous des évidences

    Méfiez-vous des évidences

    “Les faits, rien que les faits”.
    Mais “il n’y pas de faits, il n’y a que des interprétations”.

    Voici quelques exemples d’interprétation …

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      Les mots ont de l’importance

      Les mots ont de l’importance

      Les mots ont de l’importance

      Les réseaux sociaux ont transformé l’amitié en indice de notoriété commerciale. L’inventeur de FaceBook a créé le réseau pour faciliter les “relations” dans sa grande école, et la réussite du réseau a permis d’en faire une machine à faire des milliards de dollars “gratuitement”. 

      Et c’est ainsi que certains ont la “chance” d’afficher des milliers d’amis, quand les “anonymes” se contentent d’une dizaine, parfois seulement quelqu’uns …

      Pour ceux qui ont connu FaceBook depuis leur retraite, ce n’est pas grave. La vie leur a appris combien la définition de l’amitié est fragile, nuancée, et que les amis qui traversent les années ne sont pas nombreux.

      En revanche, pour les jeunes l’apprentissage des relations humaines via leur l’écran d’un smartphone promet bien des déconvenues. Qu’ils posent leur téléphone, sortent de chez eux et privilégient les échanges physiques.

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        “Vieillir, c’est chiant!”, Bernard Pivot

        “Vieillir, c’est chiant!”, Bernard Pivot

        “Vieillir, c’est chiant!”, Bernard Pivot

        Bernard Pivot est un journaliste français, écrivain, critique littéraire, animateur et producteur d’émissions culturelles télévisées, né le 5 mai 1935 à Lyon et mort le 6 mai 2024 à Neuilly-sur-Seine.
        D’abord journaliste au Figaro littéraire, qu’il quitte en 1974 après avoir été rédacteur en chef, Bernard Pivot fonde le magazine Lire. Il lance à la télévision l’émission littéraire Apostrophes, qu’il présente de 1975 à 1990, elle reste la référence en matière de culture à la télévision, il anime ensuite l’émission Bouillon de culture de 1991 à 2001. Il crée des championnats d’orthographe et des dictées qui remportent un immense succès populaire.
        Bernard Pivot est élu en 2004 à l’académie Goncourt et il en est le président de 2014 à 2019.

        « J’aurais pu dire :
        Vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel.
        Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
        Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable.
        La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien…. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
        Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes…..
        Des hommes et des femmes dans la force de l’âge qui ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
        J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.
        Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », « Avec mes sentiments très respectueux ».
        Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? Les cons !Et du ‘cher Monsieur Pivot’ long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
        Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place… J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. !!!… ?
        – « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que ».
        – Moi aussitôt : « Vous pensiez que ? »
        – « Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. »
        – « Parce que j’ai les cheveux blancs ? »
        – « Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ça a été un réflexe, je me suis levée. »
        – « Je parais beaucoup… beaucoup plus âgé que vous ? »
        – « Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge. »
        – « Une question de quoi, alors ? »
        – « Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois. »
        J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
        Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir, tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
        La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’Adagio du Concerto n° 23 en La majeur de Mozart, soit, du même, l’Andante de son Concerto n° 21 en Ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
        Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
        Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
        Après nous, le déluge ?… Non, Mozart. »

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