Une histoire de géographie, quand Donald Trump refait le monde …
Les Américains, selon un cliché classique, seraient nuls en géographie. Pour que cela perdure, seuls dix états en on fait une matière scolaire obligatoire.
Dès lors, le niveau moyen des enfants nourris de sodas et de burgers se trouve en dessous de la moyenne mondiale. Près d’un citoyen américain sur cinq adhère à la théorie de la terre plate et un amateur de chili con carne sur trois ignore l’existence d’une frontière commune entre leur pays et le Mexique.
Le président Trump a décidé d’apporter une touche personnelle à cette science à la fois physique, politique et universelle.
Mêlant, avec la dextérité qui le caractérise, confusions, déclarations et gazouillis sur son réseau truth, où la vérité, toute la vérité, est mise à mal, Donald anime ses desseins.
Feutre à la main, il a signé un décret, en 2025, rebaptisant le golfe du Mexique en golfe d’Amérique, sur fond de migration et de narcotrafic.
Il avait qualifié, avant de parler de lapsus linguae, Ormuz de « détroit Trump ». Lapsus révélateur, confusion entre désir et réalité, diront ceux qui voient le mal partout.
Il vient de renommer le lac Ontario en lac d’Amérique, sur fond de conflit économique et d’opposition à la langue française au Canada.
Lorsque dans sa course au Prix Nobel de la paix, l’agent immobilier de Mar a Lago se vantait d’avoir imposé la paix à l’Albanie et à l’Azebaïdjan, les Albanais ont souri , mais les Arméniens pas du tout. Le statut de territoire autonome du Groenland, lié à la couronne danoise, semble flou pour le golfeur de la Maison blanche. Il a souvent confondu Islande et Groenland.
Pour compléter, consultez cet article : Carte commentée. Le monde selon Trump I : cartographie d’une « twiplomatie »